Prière et rencontre fraternelle, chaque dernier jeudi du mois

le texte pour ce soir: Extrait du livre « Spiritualité d’en bas » de Anselm Grün La spiritualité d’en bas est un courant qui pense que Dieu ne se limite pas à nous parler dans la Bible et par l’Eglise, mais qu’il s’adresse à nous, à travers nos pensées et nos sentiments, à travers notre corps, nos rêves, et même nos blessures et ce que nous considérons comme des faiblesses. » « Pour cette spiritualité d’en bas, le chemin vers Dieu n’est pas comme une rue à sens unique qui permettrait de progresser toujours davantage vers Dieu. Le Chemin qui mène à Dieu s’effectue plutôt par des tours et des détours, il passa par des échecs et des déceptions personnelles. Ce n’est pas vertu qui m’ouvre en premier lieu à Dieu, mais bien ma faiblesse, ma détresse et même mon péché. » « La spiritualité d’en bas, telle que l’on pratiquée les premiers moines, se trouve confirmée par la psychologie, selon laquelle il est évident que l’homme peut accéder à sa nature profonde seulement en passant par la connaissance de soi la plus sincère possible. » La spiritualité d’en bas, implique bien davantage de nous ouvrir à une relation personnelle avec Dieu, précisément à partir de la situation qui est la nôtre quand nous sommes à bout de nos possibilités. Selon les moines, la véritable prière jaillit des profondeurs de notre détresse et non pas de notre vertu. « Les évangélistes n’ont pas cherché à enjoliver les défaillances de Pierre. Il était pour eux manifestement important de reconnaître sans complaisance que Jésus n’avait pas choisi des apôtres pieux et fidèles, mais des hommes pécheurs et imparfaits. Or, il a fondé son Eglise sur eux. Ils étaient les témoins choisis de la miséricorde de Dieu telle que Jésus l’a proclamée et dont il a témoigné par sa mort. Ce sont ses fautes qui ont permis à Pierre de devenir un roc pour les autres. Car il a découvert que ce n’était pas lui-même qui était le roc, mais seulement sa foi à laquelle il s’est raccroché, afin de pouvoir être, dans son combat, fidèle au Christ. » « Nous trouverons le trésor qui est en nous seulement quand nous serons au plus près de nos blessures. La blessure n’est pas seulement le lieu où nous entrons en contact avec notre Moi. C’est là quand nous sommes à bout, sans aucune autre perspective que d’abandonner, que la relation avec le Christ peut se développer et que nous pouvons pressentir que nous dépendons totalement du Christ. »